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Meknes
Meknès eut son heure de gloire lors du règne de Moulay Ismaïl, ce "Louis XIV marocain". Il y fit élever les remparts de 40km de long, pilla les ruines de Volubilis et le palais el-Badi de Marrakech pour construire sa cité impériale. Il ne reste de ce palais, Dar el-Makhzen, que les immenses greniers à blé, un lac artificiel et les écuries. A ne pas manquer : certaines portes des remparts qui sont de toute beauté. La médina abrite des médersa, des souks, la place el-Hdim et ses galeries latérales. Vous y trouverez la fameuse menthe de Meknès ainsi que d’admirables travaux de damasquinage et de broderie, souvenir du passage de religieuses françaises pendant le protectorat. Dans les environs de Meknès, il ne faut surtout pas oublier Volubilis récemment inscrite sur les listes du Patrimoine mondial de l’Unesco. On y voit de remarquables mosaïques dans un excellent état de conservation. En face de Volubilis, la petite ville de Moulay Idriss s’anime tous les samedis lors du marché qui réunit tous les paysans de la région

Histoire

Meknès doit son nom à la tribu des Meknassa, venue vers le Xe siècle camper au nord de l'oued Boufekrane. Son nom était Meknassa es-Zitoun (Meknès des Oliviers), dont les eaux vives, la terre généreuse et les ombrages avaient tout pour séduire ces nomades zénètes des steppes orientales. Avant son édification, il n'y avait qu'une série de bourgades sans remparts, qui coexistaient paisiblement dans une vie agricole de traditions berbères.
Actuellement Meknès comprend une ville ancienne et une ville moderne séparées par le vallon de l'oued Boufekrane. De la ville nouvelle on peut jouir d'une très belle vue d'ensemble sur la médina avec ses nombreux minarets, ses remparts et sa cité impériale.
Sous le règne de Moulay Ismail (1672-1727) elle connut une période de grande prospérité.
Moulay Ismaîl choisit Meknès comme capitale pour des raisons à la fois stratégiques, politiques et géographiques. Outre son intérêt architectural évident même pour e touriste le moins averti, la Kasba de Meknès revêt une importance singulière.
La Kasbah Ismaîlienne est une partie intégrante de l'Histoire de l'architecture Marocaine. Ses monuments frappent l'imagination à la fois par leurs diversités apparentes et par leur homogénéité fondamentale. Un certain nombre de portes particulièrement mises en valeur sur le plan décoratif (Bab Mansour Laalej et Bab Errih), donnent accès à un palais ou à un sous-ensemble ou même à la Kasbah dans son ensemble. Ce sont essentiellement ces portes qui justifient l'appellation de "Meknès, Capitale a ux belles portes".
Au Xième siècle les Almoravides fortifient la ville.
Les Almohades au Xième siècle la repeuplent et construisent des mosquées, des hammams (bains maures) etc.… Le quatrième Sultan almohade Mohammed An-Nasir, fit refaire la grande mosquée et lui ajouta un mihrab (vers 1203). Abou Youssef, fit construire une Kasbah et Meknès devint résidence de vizirs.
Au XIIIème siècle, sous le règne des Mérinides de nombreux monuments seront édifiés par Abou Youssef et Abou El Hassan. C'est sous les Mérinides que Meknès deviendra véritablement une cité Hispano-maghrébine.
A l'époque des Saâdyines, les villes du nord perdirent de leur importance.
Il a fallu attendre la fin du 17ème siècle et l'avènement du deuxième Sultan Alaouite pour que la ville de Meknès se place au premier rang des cités impériales.
Moulay Ismaîl, qui en avait été d'abord le gouverneur, lui donna un extraordinaire essor; il voulut en faire une grande capitale. Il en fit donc sa résidence habituelle et la mit en valeur par de nombreuses et grandioses constructions : palais somptueux, mosquées, médersas aux ensembles harmonieux, portes monumentales, remparts imposants, vastes jardines, pièces d'eaux…
Après la mort de Moulay Ismail en 1727, son fils Moulay Abdellah, continua et acheva une partie des travaux entrepris par son père. Meknès s'enrichit de plusieurs monuments sous le règne de Sidi Mohamed Ben Abdellah (1757-1790) : il fit construire des mosquées, des mausolées et le palais de Dar Beïda, occupé actuellement par l'Académie Royale Militaire. Les Alaouites n'ont cessé, jusqu'à ce jour, d'être des rois bâtisseurs, et la Kasbah de Meknès prend donc une valeur particulièrement significative.


Les remparts

La partie ancienne de la ville est ceinturée sur près de 40 km par des remparts constitués de trois enceintes. La première, basse, était destinée à arrêter les cavaliers. La seconde, plus haute, empêchait les fantassins de pénétrer dans la ville. La troisième, plus élevée encore, arrêtait tous ceux qui étaient parvenus à passer les deux premiers obstacles. Cette imposante muraille édifiée sous le règne de Moulay Ismaïl pour défendre l'entrée de la cité fut percée de portes monumentales, de tours et de bastions.

Bab Berdaine

Cette porte, construite au XVIIe siècle sur ordre du sultan Moulay Ismaïl, ouvre sur le quartier nord de la médina, des fabricants de bâts, dont elle tire son nom. Elle est dotée de deux bastions carrés, décorés de faïences vertes. Son arc triomphal encadre le minaret de la mosquée Berdaïne édifiée à la même époque. La porte des bâts est un exemple de construction alaouite de la fin du XVIIe siècle, inspirée de la tradition architecturale militaire des Saadiens. Elle compense son allure massive par une ornementation de céramiques à dominante verte et une riche décoration de caractères coufiques en zelliges.

Bab El-Khemis

Elle constituait l'entrée principale de la ville des jardins et de l'ancien mellah (le quartier juif), bâti au XVIIe siècle, sur un terrain offert par Moulay Ismail à un médecin juif qui avait guéri l'une de ses princesses. La porte, encadrée de deux bastions ornés d'écoinçons à cartouches verts, arbore une riche décoration où se mêlent ornements curvilignes très colorés et caractères coufiques. Une inscription gravée sur le fronton de la porte traduit l'ambition du sultan qui la commanda : “Je suis la porte ouverte à tous les peuples, qu'ils soient d'Occident ou d'Orient”. La ville des jardins aménagée à l'ouest du DAR KEBIRA a été entièrement détruite en 1729, sous le règne de Moulay Abdallah.
Des immeubles modernes ont été construits sur les ruines de l'ancien quartier juif. Un nouveau mellah datant du XXe siècle s'étend à droite de Bab el-Khemis.
De grands caractères coufiques aux majestueux jambages brodent en noire la frise qui s'étend au-dessus de l'arc profond en fer à cheval. Leur dessin déroule une strophe, une belle phrase harmonieuse:" Je suis la porte heureuse semblable, par ma gloire, à la pleine lune dans le ciel. J'ai été construite par Moulay Ismaïl. La fortune et la prospérité sont inscrites sur mon front, je suis entourée de bonheur."

Bassin de l'Aguedal

Plus au sud se dresse le Dar EL-Ma (maison de l'eau), construit aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les greniers Heri es-Souani, attenant à l'édifice, faisaient office de magasins où étaient entreposés les réserves alimentaires de la ville, mais aussi le foin et le grain prévus pour nourrir les douze mille chevaux du souverain. Les murs de 7 m d'épaisseur ainsi qu'un réseau de canalisations souterrain maintenaient une température une température fraîche et constante à l'intérieur des réserves. Pour alimenter les conduites, des norias actionnées par des mulets ou des chevaux élevaient l’ eau des citernes de 40 m de profondeur. D’après les chroniqueur de l’époque, l'obsession de Moulay Ismail d'être assiégé fut à l'origine de la démesure des greniers qui, une fois remplis, auraient pu assurer la survie de la ville pendant vingt années ! Aucun siège ne dura en réalité plus d'une semaine sous son règne. Dans l'une des salles, une grande porte en bois sculpté provenant du palais royal présente en son centre un soleil. Autrefois appelé rosace, il était le symbole de la dynastie mérinide. Son existence est antérieure au soleil de Louis XIV dont on a dit, à tort, que Moulay Ismaïl s'était inspiré. Les motifs géométriques à l'extérieur de la rosace représentent le cosmos et l'interdit, c'est-à-dire ce qu'on ne peut et ne doit atteindre. Derrière le premier corps de bâtiment, parfaitement conservé, se trouve une immense construction à ciel ouvert, composée de vingt-trois nefs et piliers en pisé. Le plafond de la salle atteignait à l'origine 12 m de hauteur et la longueur du trapèze était deux fois et demie supérieure à ce qu'elle est aujourd'hui. Le mur qui le raccourcit a été érigé par Moulay Abdallah au XVIIIe siècle. Il y installa un arsenal, transformé plus tard en manufacture de tapis. Le toit s'est écroulé en 1755 sous l'effet des ondes de choc-ressenties jusqu'à Fès et Rabat - du tremblement de terre de Lisbonne. La casbah était constituée de plus de cinquante demeures, disposant chacune d'une mosquée et de bains. Elle était entourée d'un immense jardin planté d'arbres fruitiers et doté d'un gigantesque bassin. Un chemin dallé conduisait à la distillerie de parfum des sultanes.

COMPTE  RENDU  SUR  LA

                          REUNION AUTOUR D’UNE TABLE DE DEJEUNER

  L’Association Amicale et Culturelle turco- marocaine a organisé le Samedi 22 Novembre

un déjeuner au profit de ses membres dans la salle de la Maison de Galatasaray située dans le quartier Kızılay à Ankara.

            Une trentaine de personnes se sont réunis à cette occasion ainsi que deux représentants da l’Ambassada du Maroc. Ce sont M.M’med Ifriquine,Conseiller Principal et

M.Salah Oukhay, Conseiller culturel.

            M.Cahit Yürüker, Président de l’Association a remercié la présence de leur participation à cette réunion et a exprimé les activités effectuées depuis l’Assemblée générale

de l’Association qui a eu lieu en Mars dernier comme indiquées ci-après :

1-     Un groupe d’experts turcs de la Municipalité d’Ankara a fait en Juin passé un voyage

au Maroc  en vue d’entreprendre des entretiens à Rabat avec leurs homologues dans le domaine d’Artisanat.visant une coopération en ce sens entre les Mairies de Rabat et d’Ankara.

    La première réunion a été présidée par M.Hassan Cherkaoui,vice-président de la Municipalité de Rabat qui a rappelé l’importance de coopération et le Protocole à signer entre les Mairies de Rabat et d’Ankara dans le secteurs socio-économiques, sportifs et

Culturels.. La question de formation sur l’Artisanat est également évoquée et c’est Mme

Selma Okuroğlu a présenté le programmeet  le rôle important des centres de formations professionelles de Belmek et  Beltek  fonctionnels depuis une dizaine d’années à Ankara.

  Les participants ont souhaité l’étude d’un projet de Protocole et l’organisation d’une visite

par une délégation marocaine à Ankara.

2-Le Projet de Fontaine  est dans l’attente d’un changement de statut des lieux  permettant d’ouvrir la Forêt à la visite de la population..

3- Le projet de jumelage  entre  Konya et Fès ainsi que celui de coopération industrielle et commerciales entre OSTIM à Ankara et la Zone industrielle de Rabat se poursuivent leur cours.

4-Une plaquette a été accordée à Mlle Leyla AŞK, fondatrice de l’Association, pour ses services dévoués.

           

            A la fin du repas, c’est Mr.Ifriquine qui s’est exprimé pour remercier le Conseil d’Administration et a indiqué que les relations entre nos deux pays sont exellentes depuis toujours et a également attiré l’attention sur le rôle important des associations pour le rapprochement de nos peuples.

   

       On a souhaité que soient répétées  encore plus souvent  ce genre de rencontres.

                                                                                           Ankara, le 25 Novembre 2008

HISTOIRE DE FEZ

Fez (Fès) : La Naissance

Pays
    

Maroc Maroc

Région
    

Fès-Boulemane

Province
    

Province Fès-Saïss

Code postal
    

30 000

Population
    

(2008)  1 008 782 hab.

Maire
    

Hamid Chabat (Istiqlal)

Gouverneur
    

Mohamed Rerrhabi

Altitude
    

217 m m

Latitude
    

34° 03′ N

Longitude
    

4° 59′ O


Doyenne des villes impériales, Fez fut fondée en 789 après JC par Idriss Ier, un descendant du prophète. Son fils, le sultan Idriss II, décide en 809 d'y établir le siège de la dynastie. Dès 818, le sultan accueille dans sa cité 8 000 familles de musulmans andalous. Sept ans plus tard, cette nouvelle population est renforcée par l'arrivée de juifs et de Kairouanais (Tunisie). Riche de ces multiples patrimoines religieux, culturels et architecturaux, Fez devient rapidement le centre religieux et culturel du Maroc.

Dès lors, malgré les guerres dynastiques et les périodes où elle ne fut pas la capitale officielle du pays, la cité impériale n'a jamais cessé de s'agrandir et d'embellir. De nos jours, Fez est sans doute la ville la plus authentique d'Afrique du Nord. Le rayonnement intellectuel de son université coranique, sa célèbre mosquée Karaouiyne, ses trésors de l'art arabo- andalou, sa médina médiévale de Fez el-Bali et ses artisans de grand talent en font la gardienne des traditions de l'islam.

Idriss Ier, Fondateur À la fin du VIIIe siècle, persécuté par les Abbassides de Bagdad Idriss se réfugie chez les Berbères du Maroc central. En 789, il fonde sa capitale sur la rive droite de l'OUED Fez.
 

    


Elle sera la première ville islamique du pays. Son jeune fils, Idriss II, accueille plusieurs centaines d'Arabes venus du Maghreb central et d'Espagne. Le quartier des Andalous - El Adoua - est fondé par les musulmans réfugiés d'Espagne en 818. Près de mille quatre cents familles andalouses arrivées de Cordoue s'y installent. Sept ans plus tard, expulsées de Kairouan (actuelle Tunisie), trois cents familles d'artisans et de commerçants riches, instruits, habitués à la vie urbaine, s'établissent à l'ouest de la rivière dans le quartier dit des Kairouanais

  • Une délégation turque constituée par quatre experts ont été envoyés au Maroc par la Mairie d'Ankara en vue d'établir un protocole visant une coopération dans le domaine de création à Rabat un centre de formation sur l'Artisanat.  L'équipe turque vient d'entreprendre ses examens avec leur homologues marocains par la participation de l'Association d'Amitié marocco-turque établie à Rabat.
  • Un autre projet est en main. Il s'agit d'un projet de coopération entre les Zones industrielles à Ankara (OSTIM) et à Rabat (Union Régionale du Centre). La partie turque est très favorable à cette idée de jumelage. Une proposition a été déjà fait à ce sujet au près des responsables de Rabat. Il se peut qu'une délégation marocaine vienne bientôt en Turquie pour une rencontre préliminaire. On estime que cette initiative devrait  encourager les relations dans le domain de l'industrie et du commerce entre les deux pays.
  • Un autre dernier projet de jumelage entre les villes de Meknès au Maroc et Sivas en Turquie est à l'horizon.

23,06,2008 C.Yürüker

Ankara, le 10 Juin 2008

 

S.E. Monsieur Abdellah ZAGOUR

Ambassadeur du Royaume du Maroc

 

J’ai l’honneur de vous rendre compte que je suis très heureux de constater que vous restez toujours près de nous dans toutes nos démarches visant à l’approchement et le resserement de nos liens d’amitié avec le Maroc, comme c’est le cas

de notre dernière initiative de rapprochement dans le domaine cette fois-ci en industrie et commerce

Il est vrai que notre dernière visite effectuée ensemble à Ostim a été très favorablement acueillie par les responsables et je suis persuadé qu’avec votre aimable appui ce nouveau projet serait réalisé prochainnememt pour les biens des deux parts et qu’il constituerait un bon exemple des relations fructueuses entre les peuples de nos deux pays.

A ce propos j’ai tenu aussi au courant M.le Président Belkora de ce nouveau projet.

Parlant des projets,je vous avoue que je suis très confu de vous avoir

donné ,en écoutant les renseignementd d’un membre et collègue, un faux chiffre de visiteurs.

Cependant, le projet de Fontaine restera toujours à notre ordre du jour.

A mon nom personel et au nom de tous les membres de Notre Association je tiens à vous remercier vivement ainsi qu’à vos chers collaborateurs de toutes les aides que vous voudriez bien nous apporter pour l’accomplissement d’une façon satisfaisante de ce récent projet de coopération dans le milieu industriel de nos pays.

Je vous prie d’agréer ,S.E.Monsieur l’Ambassadeur, l’assurance de ma très haute considération amicale et respectueuse

Cahit YÜRÜKER

Pdt. de l’Association

Monsieur le Président Belkora,


Suite à votre message d'aujourd'hui,


j'ai le plasir de vous informer que la Mairie de Rabat a envoyé  à Ankara une lettre de proposition

de coopération dans le domaine d'Artisanat et elle a demandé en même temps d'expédier
au Maroc qq.experts turcs. Dès la réception de votre message, j'ai aussitot consulté la Marie et
M.Ramazan Kabasakal, Président du Département des Relations extérieures de la
Municipalité métropolitaine d'Ankara, m'a affirmé que la Mairie vient de décider l'envoi , au Maroc, de quatre experts pour un contact préliminaire. Il parait qu'ils y partent à la fin de ce mois.
  Cette nouvelle a été pour moi  une heureuse surprise . Ça veut dire que l'affaire a été enfin mise en route. Je dois remercier de votre aimable intervention.
  Il est donc à dire qu'il faut toujours insister sur les projets.
    Vous pourriez de ce fait donner le 17 ct. la bonne nouvelle aux amis du Bureau. de votre
Association sans oublier de leur dire mes bonjours.
                                                                        Sincères amitiés.            CY